Biographie

Né en 1965 à Toulouse.
Vit et travaille en Haute Garonne.

La passion pour le dessin et la peinture de Jean Marc Amigues remonte à son plus jeune âge. Le destin offre parfois à certains d’entre nous, une prédisposition, un talent, un don artistique. Jean Marc Amigues en possède au moins un, celui de dessiner. Il s’attache alors à réaliser, copier, reproduire des scènes, des objets, des personnages. Mais cela reste un passe temps, une passion discrète, mais bien présente, à laquelle il préfèrera des études en Médecine, spécialité rhumatologie.

Néanmoins, le regard d’artiste subsiste. Ses dessins d’alors sont des représentations fidèles et strictement identiques aux modèles réels. L’hyperréalisme est le premier style que l’artiste « se découvre », étudie et travaille. Il passera des jours, des semaines, pour reproduire à l’identique une chemise qu’il avait étendue dans sa chambre d’étudiant. De la réalité en 3D, l’objet passe à la 2D sur une feuille de papier ou sur une toile. Exploitant son talent de dessinateur, le peintre réalise de nombreuses œuvres hyperréalistes.

Mais bientôt, ce rapport à la réalité va faire naître des doutes dans son travail. « Qu’est-ce qu’une photo ? Qu’est-ce qu’une peinture ? », si ce n’est deux moyens de saisir une image, un instantané, une réalité. Travaillant à partir d’une photo qu’il a prise et à laquelle il ajoute par différents moyens, des effets de flou et de mouvement, Jean Marc Amigues considère la photographie et la peinture complémentaires.

Un nouveau questionnement germe en l’artiste. Comme pour faire contre-pied à toute sa période Hyperréaliste, Jean Marc Amigues décide de flouter, déformer, déstructurer l’image qu’il a prise pour modèle. L’ambition de l’artiste n’est plus de montrer une copie fidèle de ce qu’il voit et dessine, mais une multitude de choses, d’images, de formes et de sens.

Le portrait de la Joconde, universellement connu et des milliers de fois reproduit, est déformé, effacé, rendu invisible au premier regard. « Il n’y a pas qu’une réalité » prône Jean Marc Amigues. Du portrait net à celui qu’il déforme, l’image de base reste la même mais c’est ce que le regard du spectateur va venir construire dans les zones d’ombres ou de flous, qui l’intéresse . Beaucoup de zones de ses toiles sont suggérées. Ce qu’attend l’artiste c’est que l’imagination du spectateur intervienne pour emplir ce « vide », pour y recréer « son » image, « sa » réalité.

Le travail de Jean Marc Amigues nous offre la possibilité de nous questionner sur une image et sa perception. L’œil du spectateur ne pourra jamais donner qu’un sens subjectif, propre à son esprit, à ce qu’il a déjà vu et vécu. Comme si l’artiste voulait nous rappeler que l’origine des choses, du monde, de la peinture, ne peut que subsister en un état caché.